Coaching de vie : est-ce une nouvelle thérapie ?

A la base, le vocable « coach » était exclusivement utilisé dans le domaine sportif, entendu comme celui ou celle qui motive et conseille son équipe afin de lui assurer une qualification. Un peu plus tard, le coaching s’est introduit dans le domaine du marketing où des individus qualifiés étaient chargés de créer au sein des entreprises un esprit de cohésion et d’apprendre aux employés à concilier leur vie professionnelle et celle qu’ils mènent au dehors. Aujourd’hui, pratiquement tous les domaines de la vie sont concernés par le coaching, partout des personnes ou des organisations se proposent de coacher des gens pour une meilleure performance, que ce soit dans le secteur professionnel ou dans leur quête de développement personnel.

Que faut-il savoir sur le coaching de vie ?

Il est important de bien choisir un coach de vie sérieux et compétent et d’éviter, dans la mesure du possible, les pseudo-coachs qui versent dans l’escroquerie. Garder à l’esprit que :

  • Les coachs de vie ne sont pas des professionnels, c’est-à-dire qu’ils ne sont issus d’aucune école spécialisée, ils n’ont donc aucun diplôme officiel.
  • Les véritables coachs ne sont sollicités que pour débloquer une situation temporaire et aider la personne à se poser les bonnes questions et n’ont pas pour vocation à apporter des solutions miraculeuses et « guérir » la personne.
  • Leur intervention est donc relativement courte et ne se déroule pas en séances comme le serait par exemple la psychothérapie.
  • Les coachs de vie ne se substitueront jamais à des psychanalystes ou des psychologues, n’étant pas professionnellement formés et reconnus comme ces derniers. Certaines personnes ont du mal à sauter le pas et aller consulter un psy, d’où le recours aux life coachs. Sauf que le résultat ne sera définitivement pas le même malgré le caractère rassurant que présente une « consultation » chez un coach plutôt que chez un psy.

Le coaching de vie est-il une forme de thérapie ?

La plupart des thérapeutes ne reconnaissent pas l’activité du coaching qu’ils considèrent comme « sauvage » et non réglementée par des instances compétentes. Sans doute, se sentent-ils menacés par cette nouvelle tendance qui gagne de plus en plus de gens. Les coachs préfèrent d’ailleurs l’appellation de « client » à celle de « patient » car pour la majorité, ils ne se considèrent pas comme des psychothérapeutes ou des psychologues. En effet, les coachs ne devraient être sollicités que pour un besoin ponctuel et urgent comme surmonter un divorce ou trouver un nouvel emploi. C’est pour cette raison que le coaching de vie est tourné vers l’avenir et s’engage à aider les personnes traversant des zones de vie troublées et à y voir plus clair. Tandis que la thérapie est plutôt tournée vers le passé qu’elle débusque pour le comprendre et ainsi mieux s’outiller pour affronter l’avenir. Elle est, en outre, plus longue et nécessite des compétences plus pointues que le simple coaching de vie.

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